Questions qu’on se pose souvent...
Ai-je vraiment besoin d'un avocat ?
Dans la majorité des cas, l’avocat n’est en effet pas obligatoire. A part pour les mineurs au moment des faits (même s’ils sont devenus majeurs entre temps) et pour les audiences devant la Cour d’assises et la Cour criminelle, l’avocat•e n’est pas obligatoire. Mais il est indispensable…
Comme un médecin: l’automédication est possible, elle peut fonctionner dans certains cas, mais surtout en prévention. Une fois malade, voir un•e médecin est indispensable. Il en est de même pour l’avocat•e: une fois la convocation reçue ou l’interpellation réalisée, il faut « se soigner » et le faire seul•e peut être très difficile, voire impossible.
Un•e avocat•e pourra déceler les irrégularités de procédure, et en tirer les conséquences adéquates, il ou elle pourra trouver les bonnes façons de vous défendre, il ou elle vous expliquera le déroulement précis de l’audience, anticipera les questions qui pourront vous être aidées, voire les pièges à éviter.
Enfin, un•e avocat•e a une liberté de parole plus importante que le ou la prévenue.
Comment choisir mon avocat•e ?
Comme au restaurant? en regardant le menu en entier, en regardant dans l’assiette des voisins, en regardant les avis Google? Il y a un peu de cela, mais le « menu » des avocats est bien plus long qu’une carte de restaurant (plus de 70.000 avocat•es en France).
Consulter le site internet de votre avocat•e vous éclairera sur sa personnalité, son approche du métier, les raison pour lesquels il ou elle a voulu être avocat•e, son expérience etc. Je vous invite à consulter le lien, expliquant en détail mon parcours et mon expertise. Le bouche à oreille sera précieux, à condition que l’avocat•e soit bien compétent•e dans le domaine pour lequel vous avez besoin de lui. Pour ma part, je suis pénaliste et fiscaliste: je traite uniquement des dossiers devant les tribunaux correctionnels ou criminels, mais je ne traite pas d’affaire de divorces ou de licenciement.
La confiance en l’avocat•e est essentielle et pour cela: rien de tel qu’un premier rendez-vous pour vous faire votre propre impression! Je propose des rendez-vous gratuits d’une durée de 15 minutes pour faire connaissance et comprendre la nature de votre demande. Ainsi, vous pouvez vous faire votre propre avis, sans avoir besoin de celui de votre voisin•e ou d’un•e ami•e, même bien intentionné•e.
Un premier contact téléphonique est aussi une bonne manière de sentir la façon dont votre avocat•e vous écoute, vous répond, sa dynamique etc. N’hésitez donc pas à me contacter par téléphone! Je ne donne pas de conseils juridiques par téléphone mais cela permet d’avoir un premier contact: sentez-vous libre de m’appeler au 06.63.76.67.79.
Ai-je le droit d'avoir la copie de mon dossier pénal ?
C’est une question légitime se poser! Vouloir avoir son dossier est légitime, comme le dossier médical.
Cependant l’accès au dossier pénal est régi par des règles précises, qui dépendent du stade de l’enquête. Ce régime est trop long à détailler ici, mais sachez que pour ma part, dès lors que la loi vous permet d’avoir la copie de votre dossier et que vous la demandez, je vous le transmets. Si certaines conditions sont prévues, je vous les expliquerai et si elles sont remplies je peux vous donner la copie de votre dossier.
Parfois cependant, vu la technicité des procédures, avoir la copie de votre dossier ne vous sera pas spécialement utile, et pourra plus vous embrouiller que vous éclairer. Comptez sur moi pour vous faire une synthèse complète et exhaustive du dossier, qui sera plus utile que la lecture de votre dossier, qui peut faire plusieurs milliers de pages… Quoi qu’il arrive, aucune information nécessaire à votre défense ne vous sera cachée par moi: vous serez informé•e de tous les éléments de votre dossier! 4.
Dois-je accepter la correctionnalisation de ma plainte pour viol?
Probablement 90% des victimes dénonçant des faits de viol se sont vues proposer cette « alternative »…
Je suis défavorable à la correctionnalisation des viols pour plusieurs raisons, cependant seule la victime décidera et je respecterai et soutiendrai toujours son choix, sans jamais le lui reprocher. J’y suis opposée car le viol est un acte trop grave pour être jugé par un tribunal correctionnel. Les impacts d’un viol sur la victime sont trop importants pour être jugé en peu de temps. L’audience criminelle dure plusieurs jours et permet d’entendre les témoins et expert•es. Ce temps et cette parole sont nécessaires pour bien juger les crimes, dont le viol.
Pour plus d’informations, cliquez ici => lien vers l’onglet « défense des victimes »
Si je retire ma plainte, est-ce que cela terminera la procédure?
Question très fréquente pour les victimes de violences conjugales. La peur des conséquences pour son conjoint, peur des conséquences sur sa famille, peur de subir des pressions, de perdre la garde de ses enfants etc. Autant de facteurs qui pèsent sur beaucoup de victimes.
NON, retirer votre plainte n’aura absolument aucune incidence sur la suite de la procédure, qui est entre les mains du Procureur qui, seul, décidera de l’issue, notamment d’une convocation en justice de l’auteur.
Si vous êtes victime de pression, menaces ou chantage pour que vous retiriez votre plainte: prévenez-moi immédiatement! Cela est strictement interdit! Pour plus d’informations, cliquez ici => lien vers l’onglet « défense des victimes » 6.
Combien va me coûter ma défense?
L’argent est le nerf de la guerre… Tout travail mérite salaire… Ce qui est gratuit n’a pas de valeur… On entend beaucoup de choses au sujet de l’argent…
Le prix d’un avocat est souvent effrayant. Souvent il est difficile pour un avocat de savoir avec certitude le montant des honoraires à facturer et voici pourquoi: un avocat est un peu comme un médecin qui va diagnostiquer ou suspecter une maladie. La maladie peut se soigner très rapidement, comme elle peut évaluer négativement et s’aggraver. Il est souvent difficile de le savoir au début. Il en est de même d’un dossier pénal, notamment en cours d’instruction. Le prix de votre défense dépend de la complexité de l’affaire, du volume du dossier, de la durée de l’audience, de la présence ou non de parties civiles, de vos antécédents judiciaires etc. Fixer un barème ou une fourchette est très aléatoire et peut être source d’erreur. Chaque dossier fera l’objet d’un devis et d’une convention d’honoraires. Vous serez informé•e du montant prévisible des honoraires et de l’accomplissement des démarches réalisées. Un règlement en plusieurs fois est possible. Si le prix vous semble élevé, gardez à l’esprit que 20% correspondent à la TVA, que je dois reverser au Trésor public. Puis il faut compter environ 50% de charges (sociales, fiscales, loyer etc). Ainsi, sur un honoraire de 1.200€, le résultat net pour le cabinet sera aux alentours de 500€…
Le taux horaire du cabinet est de 200€TTC. Un forfait sera le plus souvent convenu, au cas par cas.
Pour plus d’informations, cliquez ici => lien vers onglet « honoraires »
Comment puis-je aller voir un proche incarcéré? Puis-je lui apporter de la nourriture ou des vêtements?
Avoir un proche en prison est une épreuve aussi pour la famille…
– Il est possible de rendre visite à votre proche, à condition de demander un permis de visite pour vous rendre au parloir famille. Cette demande est à adresser au magistrat chargé du dossier si votre proche n’est pas encore condamné (procureur, juge d’instruction) ou au chef de l’établissement pénitentiaire si votre proche est condamné. Pour obtenir le formulaire de demande de permis, cliquez ici.
– Il est possible de déposer un sac de linge à l’accueil de la Maison d’arrêt ou à l’occasion des parloirs. Les conditions et modalités dépendent de chaque prison. Dès que c’est possible, je rassemble les brochures explicatives de toutes les prisons où je me rends.
Pour la prison de Rouen: cliquez ici.
Pour la prison de Paris La Santé: cliquez ici.
Pour la prison de Nanterre: cliquez ici. Pour le Centre pénitentiaire sud-francilien à Réau: cliquez ici.
Pour le Centre pénitentiaire de Valence: cliquez ici.
Pour la prison de Lyon-Corbas: cliquez ici.
Pour la prison d’Orléans-Saran: cliquez ici.
– Il est interdit de remettre de la nourriture aux détenus, au parloir ou dans les sacs de linge.
Toute remise de nourriture et bien sûr d’autres objets interdits (téléphone, stupéfiants etc) constitue une infraction pénale qui peut être poursuivie devant le Tribunal correctionnel, et le permis de visite peut être suspendu voire supprimé.
En tant que membres de l’OIP (observatoire internationale des prisons), je suis très soucieuse des conditions de détention et mets tout en oeuvre pour que les atteintes aux droits et libertés des détenus cessent et soient sanctionnées.
Pour plus d’informations sur les conditions de détention, contactez moi au 06.63.76.67.79.
J’ai été condamné à de la prison ferme: vais-je vraiment aller en prison?
La légende de certaines chaines de télévision en continue raconte que les peines de prison ne sont pas exécutées en raison d’un laxisme des juges… C’est une vision très réactionnaire et fausse, formulée par des personnes n’ayant sûrement pas pratiqué les juridictions pénales et d’exécution des peines.
Oui, une peine de prison ferme peut conduire à une incarcération, notamment en cas de commission de nouveaux faits, même sans aucun lien avec la première condamnation. Un aménagement de peines est cependant possible, sous certaines conditions, que nous devrons étudier ensemble dans le cadre d’un rendez-vous au cabinet. Je suis passionnée par les questions d’aménagement de peines, domaine qui me plaît particulièrement, bien que cela soit technique. Je cherche toujours à éviter l’incarcération à mes clients et, s’ils sont détenus, à obtenir leur remise en liberté.
Pour toute question sur une situation précise, prenez rendez-vous avec moi afin que nous fassions un point complet sur votre situation. Pour plus d’informations, cliquez ici => lien vers onglet rendez-vous
J’ai raté des rendez-vous avec le service d’insertion et de probation, et le juge de l’application des peines me convoque: est-ce grave?
Pardon pour ma franchise: mais oui, c’est grave… Mais pas désespéré! Etre convoqué devant le Juge de l’application des peines est en général la dernière sirène d’alarme avant l’incarcération. Il est grand temps de prendre les choses en main et rattraper ce qui peut l’être. Il y a sûrement eu des négligences ou manquements de votre part: il est donc crucial de se présenter à cette convocation sous peine de risquer une incarcération immédiate. A l’inverse, en me consultant en amont, nous pourrons voir ensemble pourquoi il y a des incidents, et montrer aussi les points positifs et ce que vous avez fait de bien durant votre suivi.
Un rendez-vous avec moi sera très utile pour vous préparer, et venir assisté pourra être un réel plus pour assurer votre défense.
Pour plus d’informations, cliquez ici => lien vers onglet rendez-vous
Les policiers sont venus chez moi en mon absence pour m’interpeller mais je n’étais pas là. Dois-je me rendre de moi-même au commissariat?
C’est un grand dilemme… il m’est impossible de répondre de façon générale et absolue, tout dépend du cas. Mais il est vrai que les absents ont toujours tort, que la prescription est de plus en plus longue, et que vivre en se sachant recherché est pénible et très difficile, voire coûteux. Seul un rendez-vous complet à mon cabinet, bien entendu totalement confidentiel, dans un lieu sûr et en sécurité, peut permettre de répondre à cette question. Une personne avertie en vaut deux.
N’attendez pas pour me consulter! Pour plus d’informations, cliquez ici => lien vers onglet rendez-vous
J’ai reçu une convocation comme témoin devant la Cour d’assises: qu’est-ce-que c’est? Suis-je obligé•e d’y aller?
Pas de panique! Il ne vous est rien reproché. Vous ne risquez ni emprisonnement, ni condamnation, pour autant que vous répondiez bien à cette convocation. En cas d’impossibilité: contactez sans attendre le greffe de la Cour d’assises et expliquez votre situation.
En revanche, ne pas répondre à la convocation est un délit, vous exposant à une amende. Vous n’avez rien à vous reprocher, vous avez été témoin de quelque chose de grave il y a quelques mois, ou quelques années et votre témoignage peut être utile voire précieux pour la Cour d’assises.
En cas d’empêchement réellement justifié, vous pourrez être dispensé•e de comparaître. Contactez le greffe de la Cour d’assises est la meilleure solution.
J’ai droit à l’aide juridictionnelle: comment est payé alors mon avocat•e?
Contrairement à une idée reçue, être bénéficiaire de l’AJ ne veut pas dire que l’avocat•e sera bien payé•e par l’Etat… Dire qu’en cas d’AJ « les honoraires sont payés par l’Etat » est faux. Je n’envoie pas à l’Etat ma facture si j’accepte l’AJ. Je suis rétribuée un montant forfaitaire, fixé par décret, ce forfait étant le même pour tous les dossiers, qu’ils soient épais ou menus, qu’ils sont compliqués ou simples, et quelque soit le temps passé en audience ou à la préparation. Par exemple, une audience correctionnelle est rétribuée 432€TTC soit environ 180€ nets. Une procédure d’instruction correctionnelle est rétribuée 518€TTC, soit environ… 216€ nets… Là où le cabinet facturera au moins 1.500€.
Il est donc difficile, dans ces conditions, de réaliser un travail de qualité.
C’est la raison pour laquelle je refuse l’aide juridictionnelle, sauf pour les dossiers criminels et pour les victimes de violences sexuelles.
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Pour tous renseignements : contactez moi en toute confidentialité.
Du Lundi au Vendredi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 18h30
